Pour nous permettre de compléter cette rubrique, posez vos questions à Gilles Elkaim

27/07/00 Bonjour, au cours de votre périple, ne vous êtes-vous pas posé une seule fois la question : mais qu'est-ce que je fais là ?
Par ailleurs je pense que, peut-être du fait de la déconfiture de l'état Russe, cela va favoriser un retour (bien forcé) au source et à plus d'authenticité à toute ses peuples arctiques et sibériens.
Merci de nous informer et d'illustrer vos impressions. Cela nous change de notre monde quotidien. Puisse votre Aventure servir à la sauvegarde d'un grand bout de terre et à rapprocher les peuples en toute amitié.
Bon courage et Kenavo.
G.E :

Bonjour, A votre première question, je peux répondre en toute franchise que jusqu'à présent cette aventure correspond tellement bien à mes aspirations que, malgré les difficultés ou les dangers parfois, je n'ai jamais regretté ni le départ ni le vécu au quotidien. Je pense que l'on ne doit pas vivre sa vie selon une ligne droite toute tracée mais au contraire accepter de négocier les virages qui se présentent à nous. Certes le risque est présent et les sacrifices nécessaires mais la richesse intérieure et la satisfaction de l'accomplissement de soi sont à la clef.
" Déconfiture de l'Etat russe " est sans doute exagéré. Il y a en fait Moscou, St Petersburg qui donnent une image de la Russie en plein développement alors que dans les campagnes et surtout dans le Grand Nord la vie est bien plus difficile que sous le régime soviétique et la situation économique en plein déclin. A ma grande satisfaction, les valeurs que vous évoquez n'ont pas encore disparu dans les petits villages qui m'offrent une image de la vieille Russie très pittoresque.
Côté Peuples autochtones, bien que je les connaisse par de précédents voyages, je préfère réserver mon opinion lorsque j'aurai partagé le dur hiver qui s'annonce en leur compagnie puisque ma première étape ne m'a pas encore permis de les rencontrer.
Je souhaite en effet que cette expédition aide à la prise de conscience du patrimoine ethnique et à la préservation de l'environnement.

 

22/09/00 Nous sommes une classe de CM1 de l'école Debelle à Voreppe.
Nous avons appris que tu es parti pour 3 ans pour aller en Sibérie. Nous souhaitons correspondre avec toi…
Nous sommes 27 dans la classe nous avons entre 9 et 11 ans notre maîtresse s'appelle Ginette.
Dis-nous où tu te trouves actuellement. Peux-tu envoyer des images de ton voyage par internet ?
Nous attendons de tes nouvelles. A bientôt
.
G.E :

Bonjour, Je serai très heureux de correspondre avec votre classe.
Savez-vous que pour bien "exploiter" les informations que je vous communique, des dossiers pédagogiques et d'autres activités sont proposés aux jeunes sur le site www.presse-ecole.com, voir aussi rubrique "Les Dossiers" sur notre site.
Toutes les images qui illustrent le site arktika ont été envoyées depuis ma petite tente, en pleine nature sauvage, par l'intermédiaire d'un pc portable et d'un téléphone satellite, à condition que mes batteries ne soient pas épuisées.

 

22/09/00 Bonjour Gilles. Comment ça va ? Je voudrais bien savoir ou tu es en ce moment?… Je fait de la voile hobi et on a chaviré.
G.E :

Bonjour Nicolas, Je n'ai pas eu la chance, comme toi, de chavirer en kayak lors de ma traversée de la Mer Blanche. Dommage, j'aurais pu mieux faire connaissance avec mes amis phoques et Bélugas !

 

09/10/00 Salut et bravo pour ton expédition. Tu sortiras sûrement grandi dans cette épreuve.
J'aurais une question à te poser. Dans ton voyage, lorsque tu rencontres des peuples autochtones, comment te débrouilles-tu pour communiquer avec eux même si tu parles le Russe?
J'imagine qu'il doit y avoir de ces peuples qui ont un dialecte que tu ne connais pas. Il doit être difficile de leur expliquer la raison de ta présence en ces lieux.
J'attends ta réponse et te souhaite bonne chance.

Urgel Marquis, Québec

G.E : Bonjour, Même si je ne parle pas le russe couramment, ce bagage me suffit pour me faire comprendre partout. Mais plus important à leurs yeux est mon vécu sur le terrain. Ainsi, en Mer Blanche, lorsque je rencontrais des pêcheurs, nous parlions la même langue car notre élément commun était la mer. Il en sera de même auprès des peuples autochtones que je visiterai cet hiver (Nenets). Même s'ils possèdent tous leur propre langue, la plupart parle russe puisqu'ils vivent sur le territoire de la Russie. La plus grande surprise de mes interlocuteurs venait d'abord de mon mode de déplacement (le kayak, cet été). Ensuite le fait d'être seul les sidérait. Je les "achevais" enfin en leur avouant que j'étais français(souvent le premier étranger qu'ils rencontraient !).
   
   

 

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